Sombre

(texte écrit par un élève de 1ère dans le cadre d'ateliers d'écriture menés au Lycée Albert Einstein de novembre 2019 à février 2020)


À Montluçon, il y a de bons endroits comme le centre-ville. Et d'autres endroits, comme à côté du lycée. Il y a aussi des endroits chauds, comme derrière Carrefour là où un de nos ancien collègue de classe a tué quelqu'un pour un regard en croix.

Vu de l'extérieur c'est beau. Mais quand on y est, on connaît son côté sombre.

Pourtant, ce que j’aimerais c'est qu'on arrête d'avoir peur des gens dans la rue, qu'on arrête de nous prendre pour des voleurs ou des bandits alors qu'on est juste des citoyens comme les autres.


Pour moi, le plus important c'est la santé, le bonheur, une amitié sincère.

Montluçon, c'est pas la ville où je pourrais vivre plus tard.




L’autre jour, j'ai écouté Louis Bernet. Il est né en 1936. Il m'a raconté que quand il est né c’est le le Front Populaire qui gouvernait la France. Il m'a aussi décrit Montluçon à son époque, Montlucon était très industrielle. Très étroite. Il y avait des fontaines d'eau potable et le confort était rudimentaire. Louis a travaillé à la Sagem à partir de 1951. L'entreprise fabriquait de l'armement comme des canon antichars des canons des radios-émetteurs-récepteurs.

En 1940 le Cher était moins large et le débit plus important. Une inondation a eu lieu endommageant fortement le canal de Berry. En 1950 Montluçon avait environ 70000 habitants et beaucoup d'usine comme Dunlop (4500 ouvriers), Saint-Jacques et plein d'autres.


En 1968 une grande guerre a mobilisé une grande partie de Montluçon pour faire évoluer la situation entre les ouvriers et l'État à propos des salaires.

Pour lui Montluçon ne ressemble pas du tout à ce qu'il avait connu ton temps. Il préférait avant.

Quand j’aurai son âge, j’aimerais pouvoir raconter ce genre d’histoires à mes enfants ou mes petits enfants.

Fabelin