Les dimensions

(texte écrit par un élève de 1ère dans le cadre d'ateliers d'écriture menés au Lycée Albert Einstein de novembre 2019 à février 2020)


Mercredi j'ai été à la maison de retraite avec ma classe.

Avec un collègue, on a rencontré un homme et une femme qui sont arrivés à Montluçon juste après la guerre, en 1955. Quand ils sont arrivés les usines commençaient à disparaître. Il y en avait de moins en moins. En revanche, à l’époque, trouver du travail était facile.


L’homme avec qui on a parlé venait du Nord. Il est arrivée quand Paul Constans – l’ENET – est apparu. L'apprentissage principal de ce lycée était le tournage fraisage et la chaudronnerie car Montluçon était une ville consacrée à la métallurgie.

Dans ses usines, on travaillait le métal, la chaudronnerie et l’usinage (le tournage et le fraisage du métal) grâce à des machines surdimensionnées, comme des tours énormes.

À Montluçon on faisait venir la houille (la matière première de l'acier) de Commentry. On le transportait grâce au chemin de fer à ficelle. Avec, on faisait du métal qu’on travaillait avec des énormes machines. Pour créer des pièces pour les bateaux – des mâts, par exemple – ou pour l'armée.

C'est le développement de la métallurgie qui a créé Montluçon. La ville était très bien placé, entre Saint-Éloy-les-Mines qui fournissait le charbon et Commentry la houille.

Il y avait le canal de Berry qui faisait plus de 320 km. Il a été réalisé entre 1808 et 1840, puis utilisé jusqu'en 1945 et aliéné en 1955. Il passait par Bourges pour se finir à Tours. Il été alimenté grâce à l'étang de Sault. Mais ce canal était trop étroit pour être rentable.

On a fini l'entretien en parlant de nous. J’ai découvert une personne en or. Un homme superbe avec un passé fou. On s'est quitté en se remerciant. Lui-même m'a dit que ça lui a fait plaisir.

Je ne pensais pas que cette petite ville avait un aussi grand passé.

*

Le plus important pour moi dans la vie c'est les amis et la famille et la moto. Surtout la moto. Quand tu remontes les amis, la famille, on en revient toujours au même : la moto.

Ma passion, ma vie, la moto.

Tous les amis la famille sont derrière moi quand je suis sur la moto. C'est grâce à elle que j'ai tous mes amis.

Le meilleur souvenir d'enfance que j'ai c’est encore la moto. J'avais 5 ans. J'habitais à côté de Paris quand mes parents ont acheté une maison là où j'habite maintenant. Mon père venait de m'acheter ma première moto, il ne pensait pas que ça allait devenir une passion pour moi. C'était le premier weekend que j'ai passais avec lui loin de ma mère. Avec mon père on a fait plein de trucs trop bien. Avant, j’habitais à côté de Paris, là, je découvrais la campagne, les tracteurs, les bois, le silence, la pureté de l'air. Pour rien au monde j'oublierai ça.

Fabien Tavignat