Le bon côté des choses

(texte écrit par un élève de 1ère dans le cadre d'ateliers d'écriture menés au Lycée Albert Einstein de novembre 2019 à février 2020)


Il y a plusieurs semaines nous avons rencontré des personnes âgées dans une maison de retraite. Moi, j’ai parlé avec une femme de 85 ans. Elle était née en 1934. Elle était petite, avait les cheveux gris, des lunettes, et des sonotones.

Il fallait parler très fort pour qu’elle me comprenne.

C’était plutôt difficile de tenir une conversation quand je posais une question elle y répondait mais ne développait pas sur le sujet.

Malgré ça elle a pas mal parlé de la séparation de la ville de Montluçon.


La division entre les deux rives était flagrante.


Dans les bars, des bagarres éclataient souvent entre bourgeois de la rive droite et ouvriers de la rive gauche.

Mais malgré ces différents, les clubs de rugby de chaque rive s’affrontaient dans des matchs qui rassemblaient une grande partie de la ville.

Peu importait le résultat, l’important était la convivialité et les rencontre que l’on faisait.


Elle nous a aussi dit que la vie était moins chère. Et que, sur le boulevard de Courtais, il y avait beaucoup de petits commerces que tout le monde connaissait.

Ces commerces ont fermé à cause de la grande distribution.


Elle nous a parlé des conditions de vie de l’époque et de l’évolution de l’électroménager. De l’arrivée des frigos à partir des année 60, de la télé qui arrive dans les foyers dans les années 70, les téléphones fixes accrochés au mur et bien d’autres choses encore qui ont amélioré les conditions de vie.


Ses parents travaillaient à l’usine. Son père à A.M.I.S et sa mère à dans une usine des compteurs électriques et de bobines. Elle nous a raconté qu’à 12h pile tous les ouvriers des usines sortaient en même temps avec leurs bicyclettes et, quelques années plus tard, en mobylette.


Nous avons parlé aussi du port de péniches qu’il y avait – pour situer de nos jours – à l’espace Saint Jacques. Les péniches naviguaient sur le canal de Berry. Elles acheminaient les matières premières pour les usines de métallurgie qui étaient situées juste a côté.

Des années plus tard, cette partie du canal a été rebouchée.

Les usines ont fermé et, par la suite, été détruites.

De nos jour il y a l’espace Saint Jacques. C’est un endroit avec plein de magasins.


*


Le temps passe vite, comme les envies. Un jour on veut quelque chose, le lendemain on n’en veut plus.

Pour moi, le plus important dans la vie, c’est d’être heureux et de voir tout le temps du bon côté des choses.

Je vis à Montluçon parce que ma mère a voulu venir ici.

Montluçon, c’est une ville morte. Ou en voie d’extinction.

C’est pourtant une ville plutôt grande.

Il y a des usines. Il y a des centres commerciaux.


Mais je trouve que les gens sont cons et ne pensent qu’à eux.


AxelOfCourse